Jacques-Augustin Robert de Lézardière.

Originaire de Challans, élevé au château de la Proutière de Poiroux, diacre au séminaire Saint-Sulpice à Paris, où il fut massacré le 2 septembre 1792, et cinq femmes originaires de la Vendée ou y résidant, fusillées à Angers en janvier-février 1794.

Dans la  fffoule  des  victimes  des  massacres de septembre 1792 à Paris, l’Eglise a retenu les noms de trois évêques, cent quatre-vingt prêtres et deux diacres, dont Jacques-Augustin Robert de Lézardière.

Né à Challans le 27 novembre 1768, Jacques-Augustin vient, dès sa cinquième année, avec sa famille, habiter le château de la Proutière à Poiroux. Sa première éducation est confié à M. Arraudet, précepteur des enfants de Lézardière, plus tard curé de Poiroux. Le 8 octobre 1787 il entre au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, où il est ordonné diacre le 15 avril 1791. Le 9 juillet de la même année, il comparaît devant le tribunal du district des Sables d’Olonne,  ayant été arrêté comme « suspect d’attroupement séditieux et de complicité avec les ennemis du Bien public. » Le 15 août 1792, à la veille des vacances, il est à la maison de campagne du séminaire, à Issy-les-Moulineaux ; apprenant l’arrestation des prêtres du séminaire, il décide de les rejoindre et fait partie du convoi qui conduit, sous bonne escorte, les prisonniers d’Issy à Paris avant de les enfermer dans le couvent des Carmes. Dans l’après-midi du dimanche 2 septembre,  les prisonniers sortaient  pour leur promenade journalière lorsque l’ordre leur fut donné de se réunir dans la chapelle pour une vérification d’identité. On les fit passer par un petit couloir pour procéder à ce contrôle : à la sortie, ils furent massacrés en descendant au jardin, sur le petit perron qui existe encore.

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