Saint Amand

Novice dans un monastère de l’île d’Yeu, mort évêque missionnaire en 679

Né au pays d’Herbauges à la fin du VIe siècle, Amand entre, dès sa vingtième année, dans un monastère de l’île d’Yeu.

Pressé par son père de revenir sur le continent, il sollicite son admission au nombre des religieux du monastère de Saint-Martin de Tours où il reçoit la tonsure. Après un court séjour à Tours, il passe quinze années dans une cellule aménagée sur les remparts de la ville de Bourges, où il reçoit les différents ordres, puis la prêtrise.

Au retour d’un voyage à Rome, il est ordonné évêque par saint Achaire, évêque de Noyon, mais, son premier souci ayant toujours été, comme il l’écrira dans son testament, « d’annoncer la parole de Dieu », il ne reçoit pas la charge d’un diocèse, préférant mener la vie d’évêque missionnaire pour évangéliser la Belgique actuelle et le nord de la France.

Il fonde, dans le diocèse de Lille, les abbayes d’Elnone (aujourd’hui Saint-Amand-les-Eaux), en 639 et de Marchiennes, en 647. Sollicité par le clergé et le roi d’Austrasie de prendre en charge l’église de Maëstricht, il obtient du pape l’autorisation de quitter son évêché, après quelques années de résidence, pour reprendre ses activités missionnaires.

Amand passera ses dernières années dans son abbaye d’Elnone, où il mourra le 6 février 679.

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