Saint Pient

Vingt et unième évêque de Poitiers, qui serait mort à Maillé en 564, au cours d’une tournée pastorale.

Pient gouverna l’église de Poitiers au milieu du VIe siècle : il n’a pas trouvé d’historien, mais son existence et le culte qui lui fut rendu sont certains. Il fut à Poitiers le contemporain de Saint Radegonde, qu’il aida à  construire son monastère ; il serait mort à Maillé, au cours d’une visite pastorale, le 13 mars 564.

Pendant plus de dix siècles, jusqu’en 1660, une chapelle érigée par lui dans cette paroisse fut un lieu de pèlerinage ; depuis sa disparition, le culte du saint s’est perpétué dans l’église paroissiale.

Le moine Pierre de Maillezais, qui rédigea, vers l’année 1065, la chronique de son abbaye, parle du sanctuaire de saint Pient en ces termes : « il existe, dans l’île de Maillezais, une église qui fut, dit-on fondée par le  bienheureux Pient, évêque, et dont l’état de délabrement atteste la haute antiquité… On dit communément que les Colliberts qui avaient travaillé à sa construction ne manquaient pas d’y entendre la messe lorsqu’ils venaient en ces lieux pour la pêche. Quant au bienheureux Pient, il serait le fils d’un gardien de l’église Saint-Pierre de Poitiers, dont lui-même, en raison de sa piété et de ses mérites, serait devenu l’évêque .»

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